Discours de François Cuillandre lors de la conférence de presse

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1/6/2026

Retrouvez le propos tenu en introduction par François Cuillandre, tête de la liste de la Gauche Unie pour Brest, lors de la conférence de presse d’annonce de nos engagements sur la sécurité.

«Nous avons souhaité ce point de presse pour un sujet qui sera au cœur des débats des municipales. Pas qu’à Brest…

Un sujet important : sécurité, insécurité, tranquillité urbaine, incivilités… je ne connais aucun maire qui ne se préoccupe pas de ces sujets. Ni aucune commune qui ne soit pas confrontée à ces questions.

Brest est aujourd’hui la dernière grande ville de France (plus de 100 000 habitants) à ne pas disposer d’une police municipale. Le Mans a fait ce choix il y a quelques années (sous Stéphane Le Foll). Depuis plusieurs mois, nous avons engagé une réflexion interne.

Pourquoi ?

D’abord, la situation nationale a bougé. Créée par Lionel Jospin, la police de proximité a disparu sur décision du ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy. À Brest, cela a représenté 100 postes en moins. Dans les quartiers, les relations entre la population et la police ne sont plus les mêmes : la police intervient lorsque les problèmes surgissent : trafics, tirs de mortiers d’artifice…

Ensuite, les problèmes ne sont plus les mêmes. Le narcotrafic gangrène aujourd’hui les villes, petites ou grandes : points de deal, crimes ou délits, argent sale… Il génère de l’insécurité, mais aussi des problèmes sanitaires. Et il y a quinze ans, on se demandait : que fait l’État, la police, la justice ? Aujourd’hui, la question est devenue : que fait le maire ? Nous ne sommes pas restés inactifs, contrairement à ce que certains insinuent. En 2021, pour la période 2021-2026, nous avons signé une convention de sécurité entre l’État et la Ville de Brest, visant à renforcer la sécurité sur le territoire.

De nombreux engagements ont été pris et tenus :

- Création de la brigade de tranquillité urbaine (BTU) ;

- Construction d’un nouveau chenil pour la brigade cynophile de la police (plus de 800 000 € investis par la ville) ;

- Création d’un lieu d’accueil des victimes (1 300 personnes accueillies lors des permanences de Don Bosco et 500 personnes accueillies via les permanences associatives) ;

- Traitement des véhicules automobiles épaves ou abandonnés ;

- Vidéoprotection sur l’espace public…

Pour autant, tous les problèmes ne sont pas réglés. Et le rôle de la Ville et de ses élus est de contribuer à les régler.

Ce que nous proposons aux citoyens, dans l’hypothèse d’une victoire aux élections, c’est d’engager avec l’État la rédaction d’une nouvelle convention de sécurité.

Avec une certitude : la question de la sécurité à Brest ne se résume pas au débat police municipale ou pas ! Il y a aussi toute la question des incivilités qui polluent la vie de nos concitoyennes et concitoyens : stationnement gênant ou très gênant, véhicules abandonnés avant d’être incendiés, tags de plus en plus nombreux sur les murs publics ou privés. La liste est non exhaustive…

La convention de sécurité actuelle arrivant à son terme avec le mandat, nous proposerons à l’État de travailler sur une nouvelle convention, se traduisant par des actes concrets, chacun dans ses responsabilités.

Pour permettre à la Police nationale de se consacrer à ses missions prioritaires et régaliennes (par exemple la lutte contre le narcotrafic), nous proposons dans notre programme la création d’une police municipale.

Ses caractéristiques :

- 50 agents, un dimensionnement réaliste ;

- Un coût de 3 millions d’euros par an, soutenable ;

- Une police municipale de proximité, présente dans tous les quartiers ;

- Une police du quotidien, chargée de la tranquillité publique et de la lutte contre les incivilités.

- Une police municipale complémentaire de la police nationale, et non concurrente ! Le maire n’est pas le premier flic de sa commune ! Et la Police nationale dépend de l’État.

En contrepartie, nous demanderons au ministère de l’Intérieur de renforcer les effectifs des commissariats de Brest, aujourd’hui sous-dotés.Enfin, nous proposons la création d’une police des transports sur le réseau de transport public de la métropole : 15 agents, notamment présents le matin, le soir et le week-end.

Cette idée avait déjà été travaillée il y a quelques années, puis abandonnée, le ministère de l’Intérieur ayant alors prévu de créer ce type de police dans les métropoles, dont Brest. Idée finalement abandonnée par l’État…

Voilà ce que je voulais dire en introduction. Je laisse les collègues préciser les autres engagements que nous avons en matière de prévention et de sécurité. »

Parce que l'accessibilité fait partie de nos engagements, l’événement sera interprété en LSF.

On vous attend nombreuses et nombreux !